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Albert-Edouard Decarpentry (1878-1956)

Decarpentry

Le général Decarpentry était un cavalier Français né dans le Nord le 22 janvier 1878, mort le 29 mai 1956.

Vie équestre

Né d’un père polytechnicien et éleveur Albert-Eugène Édouard Decarpentry entre à Saumur en 1904 sous le commandement du commandant de Montjou. Écuyer du Cadre noir en même temps que Pierre Danloux, Jean-Charles-Emond Wattel et de Saint Phalle, il sera l’instructeur de Xavier Lesage, futur champion olympique et Écuyer en chef qui dira de lui : « Il travaillait tranquillement, sans esbrouffe, sans vouloir étonner la galerie ». Il restera écuyer à Saumur jusqu’en 1913.

Blessé au coude en 1916, le chirurgien qui devait l’opérer l’avertit que son coude risquait d’être ankylosé. Decarpentry lui demande alors de pouvoir « garder la position de la main de bride ».
Après la guerre, il accède au commandement en second l’école de Cavalerie (1925-1931). A la fois écuyer de talent et excellent pédagogue, il est également un théoricien de premier ordre et sera qualifié par Wattel comme « le plus savant » de sa génération.

Son équitation, basée sur « garder la position de la main de bride », la « conquête de l’impulsion » et l’« abaissement des hanches » est encore de nos jours considérée comme un modèle de classicisme.
Son ouvrage le plus célèbre (Équitation Académique) est d’ailleurs une compilation des auteurs classiques à laquelle il ajoute ses propres réflexions sur les difficultés rencontrées en pratique.
Il qualifie d’ailleurs modestement lui même son livre de « recettes de cuisine équestre ». Ce livre reste aujourd’hui une des références équestres des plus incontournables.

Juge international de dressage de 1930 à 1939, le Général Decarpentry présidera jusqu’à sa mort en 1956 le jury de la Fédération Équestre Internationale (FEI) pour les épreuves de dressage.

Citations

L’impulsion doit avoir pour le cheval dressé l’intensité lancinante d’un besoin physique impérieux et permanent.
Plus un procédé est puissant, plus les dangers de son application sont grands.
Ce n’est pas le relèvement de l’encolure, c’est l’abaissement des hanches qui est le but à atteindre.

Ouvrages

Ses principaux ouvrages sont:

1932 : Piaffer et Passage
L’école espagnole de Vienne
Baucher et son école
L’équitation académique
Les maîtres-écuyers du manège de Saumur
Méthode de haute école de Raabe