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Jean-Baptiste Cordier (1771-1849)

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Jean-Baptiste Cordier ( 1771-1849 ), issu de l’École de Versailles, prolonge les traditions de la Grande Écurie du Roi. Quoique de statut civil, il tient une place durable dans les écoles militaires, d’abord écuyer à Saint-Germain, écuyer en chef à l’École d’instruction des troupes à cheval de Saumur de 1816 à 1822, puis à l’École d’application de Versailles et à nouveau à Saumur de 1825 à 1833.

Vie équestre

Il y est assisté par deux écuyers réputés, l’aimable Monsieur Rousselet, qui savait parler à l’oreille des chevaux rétifs, et l’actif Antoine-Bénigne Flandrin, en même temps professeur d’hippiatrique, qui publie, entre autres, à Saumur, en 1855, chez Mademoiselle Niverlet,  » Instruction de la cavalerie. Matériaux d’hippygie  » et qu’on voit à droite lithographié par Charles Aubry.

On reconnaît à ces écuyers le mérite d’avoir résisté aux modes anglaises, alors envahissantes, et d’avoir défendu les traditions françaises. Ils sont hostiles à l’équitation simplifiée à l’usage des militaires que prônait Ducroc de Chabannes ; ils maintiennent l’équitation savante des anciens manèges royaux. Cordier y ajoute quelques principes personnels, comme celui de creuser les reins et de porter le nombril en avant. Il a exposé une première fois sa méthode dans son  » Traité raisonné d’équitation, en harmonie avec l’ordonnance de cavalerie, d’après les principes mis en pratique à l’École Royale d’application de la cavalerie de Versailles « , Paris, Anselin et Pochard, 1824. Il met à jour sa méthode, en collaboration avec Antoine Flandrin, dans son  » Cours d’équitation militaire à l’usage des corps de troupes à cheval « , Saumur, Degouy, et Paris, Anselin, 2 vol., 1830, un manuel officieux jusqu’aux premières contestations.

Ouvrages

1824 : Traité raisonné d’équitation par J.-B.-R. Cordier (Paris France).
1825 : Cours d’équitation militaire (approuvé par le ministère de la Guerre) par Cordier et Flandrin (Saumur-France).
1830 : Ordonnance de l’Arme.